Ma rencontre avec le Centre
Lors de mon arrivée à Montréal en 2006, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Puis, Oups! Tout bascule! En plus des hauts et des bas avec mon copain, il y a le départ de mon «grand». Je me retrouve seule avec mon chat à Montréal. Qu’est-ce que je fais? Je ne connais personne. La déprime est toute proche… Et, Paf! J’y suis. Dedans! Toute une gamme d’émotions négatives est entrée dans moi. Des «Pourquoi?», «Pourquoi?» et encore des «Pourquoi?».
Bon! Janvier 2007, je rencontre le Centre des femmes de RDP. Dans l’état où je me trouvais, je n’étais vraiment pas sûre de moi naturellement; j’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis allée. Quelle chaleur humaine! Je me suis senti écoutée. J’ai ventilé à mon rythme. Et, peu à peu, j’ai commencé à sortir de ma déprime. J’ai aussi profité de la bibliothèque, des ateliers d’estime de soi, de communication et de peinture. Le Centre des femmes, pour moi, a été ma bouée de sauvetage. Un an après, je me sens prête à retourner travailler…
Au Centre des femmes je me sens moins seule. Je parle, et parle… et, un jour, j’ai réalisé que j’acceptais des choses impossibles. Une remise en question s’imposait. Si tu vis quelque chose de semblable où tout te semble noir, je t’invite à venir voir les travailleuses au Centre des femmes, et à ventiler. Quel grand soulagement de savoir qu’elles sont là pour nous!
Céline Patry
Je veux vous dire un mot, juste un petit mot
Le bouleversement ressenti, lors de l’accident de route qui a causé la mort de sept jeunes joueurs de basketball du Bathurst High School et d'une enseignante, le 12 janvier 2008, à Bathurst au N.B., motive ce petit mot. Moi, ça m’a fait réfléchir… Et comme dans le bulletin précédent, je suggérais fortement de réaliser ses rêves, je récidive : «Si vous avez un rêve, faites-le! On ne connaît pas l’avenir; on part et on ne sait pas si nous allons revenir». J’y tiens donc «mordicus», faites-le votre rêve! Et pour terminer ce texte sur une bonne note, si vous le réalisez, vous allez peut-être pouvoir le continuer de l’autre côté hi, hi, hi!
P.S. En passant, mon cours de piano, ça va très bien!
À la prochaine.
Carmen Goyer
Matière à réflexion : «Une parole lancée ne peut se rattraper»
On raconte qu’une femme vint au jour auprès d’un Grand Sage et lui dit : «Je suis très malheureuse, j’ai accusé injustement un ami, je l’ai calomnié, et maintenant je ne sais comment réparer». Le Grand Sage l'écoute attentivement et lui répond : «Voilà ce que tu dois faire. Va placer une plume devant chaque maison de la ville et reviens me voir demain».
La femme s’en va et fait ce que le Grand Sage lui a dit. Elle place une plume devant chaque maison de la ville, et le lendemain elle retourne le voir. «C’est bien, dit le Grand Sage. Va maintenant chercher les plumes et rapporte-les ici». Quelques heures plus tard, la femme revient penaude. Elle n’avait pas retrouvé une seule plume. Alors le Grand Sage lui dit : «Il en est de même pour les paroles. Une fois proférées, tu ne peux plus les rattraper, elles se sont envolées». Et la femme repartit très malheureuse…
Si chaque personne faisait attention à ses paroles, nous aurions davantage d’Amour et de Paix en nous et sur cette planète que nous appelons, Terre.
Texte adapté par Carole Couture. Référence inconnue.






