par Manon Charette et Aneth Sin
Le dimanche 28 septembre, Journée pancanadienne d’actions contre le projet de loi C-484, les cinq travailleuses se sont jointes aux 6 000 participant-e-s de la «Grande manifestation à Montréal». Il va sans dire que la dissolution de la Chambre des communes, suite à l’annonce des élections fédérales automnales, a tout autant dissout ce projet de loi… Or, pour des milliers de Canadiennes et de Canadiens, il était primordial d’exprimer, aux différents partis en course pour la chefferie, que nous refuserions tout autre projet de loi similaire portant tout simplement un numéro différent.
Le projet de loi C-484, intitulé Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels, visait à faire reconnaître comme crime distinct les dommages causés au foetus lorsqu’une femme enceinte est victime d’une attaque criminelle. Ce projet de loi octroyait de fait un statut juridique de «personne» au foetus.
La majeure partie des images de ce court-métrage (de 12 min. 27) de Marie-Noël Arseneau d'Actualité citoyenne ont été filmées lors de la manifestation qui avait lieu le 1er juin et de la soirée d’information du 22 mai sur le projet de loi C-484.
Ce projet de loi pouvait ainsi laisser présumer que les député-e-s ayant formé un Caucus pro-vie puissent continuer à vouloir restreindre les droits des femmes. Le droit à l’avortement doit donc devenir un enjeu électoral et les 6 000 participant-e-s à la manifestation «scandaient» haut et fort des messages aux candidat-e-s, afin qu’ils ne jouent plus avec les droits des femmes. Votre Centre s’est joint à toutes celles et ceux qui n’accepteront aucun recul en matière de droit à l’avortement.
C’est donc avec tambours et trompettes, au sens littéral des mots, enthousiasme et détermination que des participant-e-s de la Table régionale des Centres de femmes de Montréal ainsi que des femmes de Centres des régions, la FFQ, des membres de syndicats, et j’en passe, ont parcouru les rues St-Joseph et St-Denis pour s’arrêter rue Mont-Royal et Bordeaux où il y avait un rassemblement. La chanson, selon les paroles de Julie Bégin «Je survivrai», interprétée par les Voies féministes de la Maison Parent-Roback, auront marqué bien des coeurs et des esprits qui survivront à des «Stephen Harper, gynécos sado-maso, candidats catho-rétro, aux contrôlants, au gros Armand qu’y est ben collant…».








