• Au Québec, plus de 500 000 proches aidant-es - majoritairement des femmes - prennent soin d’un proche qui a un problème de santé.
• 80% de tous les soins sont effectués à la maison par les proches aidant-es.
• On estime la valeur de leur travail non rémunéré à 6 à 9 milliards $ par année.
• 80% de tous les proches aidant-es éprouvent des problèmes émotionnels reliés à leurs lourdes responsabilités tandis que 25% souffrent d'une dépression diagnostiquée.
• On estime les coûts de l'absentéisme au travail des proches aidant-es à 2 à 3 milliards $ par année.
• Les proches aidant-es ont un risque de mortalité 63% plus élevé.
Les proches aidant-es jonglent souvent avec de multiples responsabilités, comme d'avoir un emploi à temps plein - quand elles arrivent à le garder - d'être parents ou grands-parents, de prendre soin de la maison en plus d’une personne atteinte d’une maladie. Comme seulement 20% des soins sont fournis par le système de santé et de services sociaux, c'est donc dire qu'on attend des proches aidant-es qu’elles performent comme des superwomen. Résultat : les taux de décès, stress, maladies et burnout augmentent.
Cette campagne, menée entre autres par le Réseau entre-aidants et le Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal, illustre le contraste saisissant entre les défis quotidiens suscités par la prise en charge d’une personne ayant un problème de santé et la situation surréaliste vécue par des proches aidant-es qui se font demander de faire tout cela sans soutien adéquat ni répit.
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