Les compressions budgétaires dans les centres d'hébergement ont un effet direct sur la qualité des soins offerts aux plus vulnérables d'entre nous. À Montréal, au CSSS Jeanne-Mance, qui compte sept centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) et trois CLSC, ces compressions sont de 16,5 millions $. Au cours de l'été, la CSN lançait une campagne de sensibilisation sur leurs conséquences. La première capsule illustre les effets de la diminution du nombre de préposé-es aux bénéficiaires dans les CHSLD, tandis que la deuxième montre les conséquences concrètes d'une diminution des services de répit offerts aux aidant-es. Deux autres capsules seront bientôt diffusées. Rappelons que, depuis l'automne 2010, les membres du syndicat du CSSS Jeanne-Mance dénoncent les conséquences des compressions budgétaires imposées par l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
Un laisser-aller progressif de nos gouvernements et un sous-financement ont ouvert grand la voie à la privatisation de notre système de santé. Pendant que l'industrie privée de la santé accumule les profits, les patient-es paient de plus en plus de frais pour des soins pourtant nécessaires, et l'accès aux soins devient plus difficile, de plus en plus déterminé par la capacité de payer, et non par le besoin de soins. Mobilisons-nous et défendons ensemble un système de santé PUBLIC et EN SANTÉ, seul système capable d'assurer un accès équitable à des soins de qualité! Une vidéo réalisée par Funambules Médias pour les Médecins québécois pour le régime public, qui publiait récemment un état des lieux.
Au moment de voter l’ensemble des crédits budgétaires à l’Assemblée nationale, la Coalition Solidarité Santé aurait souhaité que le gouvernement fasse marche arrière concernant la contribution santé. Au lieu d’imposer une telle taxe régressive et inéquitable, il aurait pu faire le choix d’aller récupérer les mêmes sommes en cherchant à mieux contrôler le coût des médicaments. En effet, nous payons au Canada les médicaments les plus chers du monde, avec la Suisse. Depuis 25 ans, c’est le secteur de la santé qui a connu la croissance la plus importante. À l’échelle du pays, les médicaments représentent le cinquième des budgets de la santé de 2009 alors qu’en 1985, ils n’en constituaient que le dixième. Or, des moyens existent pour contrôler les coûts des médicaments, qu’ont déjà choisi de mettre en œuvre des pays comme la France, la Suède et la Nouvelle-Zélande. Ici, nous décidons plutôt d’accorder des privilèges à une industrie pharmaceutique qui ne remplit plus ses promesses.