L’industrie de la mode et de l’image use et abuse d'un modèle de beauté déconnecté de la réalité. Pour être belles, toutes les femmes doivent être jeunes, minces, blanches et sexy. Face aux impacts de la mode sur la santé, le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) décidait de mettre en ligne un site qui montre une nouvelle vision de la beauté des femmes reflétant la diversité (ethnie, âge, handicap…) et qui présente des images basées sur d'autres critères que la séduction sexuelle. Cette initiative va dans le même sens que la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée que le Québec adoptait en 2009 et qu'il est toujours temps d'appuyer en ligne.
Je suis FÂCHÉE! Je viens de lire qu’une autre clinique (Medsyne, à Greenfield Park) offre des rendez-vous avec un médecin rapidement… à ceux et celles qui sont bien nantis. En effet, si vous êtes une personne économiquement défavorisée, vous ne pourrez pas payer les 499$ pour le bilan de santé obligatoire qui vous garantira un rendez-vous dans un délai maximal de trois semaines.
Une enquête de la RAMQ est en cours et le Collège des médecins se penche aussi sur ce cas de discrimination flagrante. Bien sûr, il va se passer du temps avant que ça se règle mais… ça me fait du bien de le dénoncer!
Dans la société occidentale, certains standards de beauté sont valorisés. Entre autres celui de la femme mince voire squelettique, grande, belle et… blanche. Mise en valeur, cette norme de beauté a certes des répercussions à travers le monde, notamment celle du blanchiment de la peau.
Le phénomène de l’itinérance n’est pas l’apanage des hommes. L’itinérance des femmes est une réalité méconnue et sous-estimée. Selon le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF), l’itinérance est normalement associée à des problèmes de santé mentale et de pauvreté. Et qui sont les personnes les plus vulnérables à la pauvreté dans notre société? Ce sont les femmes, bien sûr. Pas étonnant que l’itinérance au féminin soit en hausse au Canada. D’autres facteurs penchent cependant dans la balance : la violence, la détresse physique et psychologique, les abus, les rejets, l’exclusion sociale…
Le discours actuel tend à nous faire revenir 40 ans en arrière, alors que l’accès aux soins de santé se faisait en fonction de la grosseur du portefeuille. Faut-il rappeler qu’avant l’entrée en vigueur du régime public d’assurance-maladie, le 1er novembre 1970, des gens s’endettaient pour se faire soigner ou attendaient avant de consulter, avec des conséquences dévastatrices sur leur santé? Le régime de santé public a été un gain majeur pour toute la population du Québec. Il est fondamental de se rappeler pourquoi il a été mis en place.
Afin de valoriser des solutions visant à maintenir un régime public de santé et de services sociaux et de déconstruire certains mythes, dont ceux entourant les bienfaits de la privatisation, la Coalition Solidarité Santé réalise des capsules vidéo. La première porte sur l’historique du système de santé. Elle rappelle le contexte qui prévalait avant la création du régime public et universel, relate les luttes menées pour sa mise en place, les retombées de son implantation, et conclut sur les enjeux actuels.
La mise en place d'un réseau public de santé dans les années 1960 et 1970 a été un important vecteur d'émancipation pour les femmes. Mais plus récemment, les femmes reçoivent de plein fouet les conséquences du désengagement progressif de l'État du domaine des services publics. Pourtant, des solutions publiques et bien connues permettraient d'accroître considérablement l'efficacité, la qualité et l'accessibilité du système public de santé.