Un laisser-aller progressif de nos gouvernements et un sous-financement ont ouvert grand la voie à la privatisation de notre système de santé. Pendant que l'industrie privée de la santé accumule les profits, les patient-es paient de plus en plus de frais pour des soins pourtant nécessaires, et l'accès aux soins devient plus difficile, de plus en plus déterminé par la capacité de payer, et non par le besoin de soins. Mobilisons-nous et défendons ensemble un système de santé PUBLIC et EN SANTÉ, seul système capable d'assurer un accès équitable à des soins de qualité! Une vidéo réalisée par Funambules Médias pour les Médecins québécois pour le régime public, qui publiait récemment un état des lieux.
Au moment de voter l’ensemble des crédits budgétaires à l’Assemblée nationale, la Coalition Solidarité Santé aurait souhaité que le gouvernement fasse marche arrière concernant la contribution santé. Au lieu d’imposer une telle taxe régressive et inéquitable, il aurait pu faire le choix d’aller récupérer les mêmes sommes en cherchant à mieux contrôler le coût des médicaments. En effet, nous payons au Canada les médicaments les plus chers du monde, avec la Suisse. Depuis 25 ans, c’est le secteur de la santé qui a connu la croissance la plus importante. À l’échelle du pays, les médicaments représentent le cinquième des budgets de la santé de 2009 alors qu’en 1985, ils n’en constituaient que le dixième. Or, des moyens existent pour contrôler les coûts des médicaments, qu’ont déjà choisi de mettre en œuvre des pays comme la France, la Suède et la Nouvelle-Zélande. Ici, nous décidons plutôt d’accorder des privilèges à une industrie pharmaceutique qui ne remplit plus ses promesses.
Une toute petite taxe sur la finance permettrait de dégager des milliards $ chaque année pour lutter contre la pauvreté et les changements climatiques. La taxe Robin des bois contribuerait aussi à réduire la spéculation financière. Une mission impossible? La preuve que non en trois minutes.